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Ou comment « laisser l’auditeur libre le plus possible dans son cheminement et ne pas restreindre son imaginaire ». Difficile de ne pas proposer trop vite une interprétation ou une morale. Laissez donc deviner une ou plusieurs finales à l’histoire racontée…
Mais au fait, qu’est-ce conter ? Car c’est bien là la question… Conter, c’est tout un art ! Le conte peut se vivre comme un cadeau de la parole, une invitation. Et d’abord, conter, ce n’est pas lire ! En effet, une parabole, « ça s’écoute et ça se raconte ». Même brèves, les histoires sont d’autant plus fortes si elles sont mises en scène ou racontées plutôt que lues. Au conteur d’être habile pédagogue et « user d’artifices » pour permettre à son public d’être attiré par son histoire. A lui aussi de créer des liens entre son récit et les réalités de la vie ainsi qu’avec d’autres histoires familières. Des histoires aux genres littéraires différents -des paraboles aux contes en passant par les légendes et témoignages- et d’origines diverses : africaine, grecque, hébraïque, asiatique ou musulmane,etc. Ah ! les histoires et leur force… de véritables passe-partout pour ouvrir à tout un tas de choses impalpables mais tellement primordiales dans la vie de chacun : la confiance en soi, l’espérance, la guérison intérieure,… Et pourquoi pas y ajouter des bizarreries…
A propos, pourquoi conter ? Certes, les bizarreries obligent l’auditeur à réfléchir. Et c’est bien là le but : pouvoir aller à un niveau plus profond et découvrir alors une invitation à la conversion. « Changez le monde, Changez les choses avec des bouquets de roses […] Changer les âmes, Changez les cœurs avec des bouquets de fleurs » comme chantait l’artiste Laurent Voulzy. Mais, on peut conter pour 1001 raisons : donner des réponses même s’ils n’y en a pas, pour consoler, pour voir la vie avec un nouveau regard, pour faire du lien avec soi-même et les autres,… Tour à tour, support d’animation, introduction d’un cours ou d’une réunion ou encore amplification du message d’une homélie ou du vécu familial. Avec en prime la possibilité de les relier à un texte biblique. Il ne s’agit donc pas moins de « faire passer une idée, une message de façon imagée et ouverte ». Le voilà donc le rôle du conteur et quel rôle : faire prendre conscience à ses auditeurs des enjeux fondamentaux de leur conduite.
Les paraboles ne sont en fait que des propositions respectueuses de la liberté humaine. Elles utilisent le mode de transmission le plus humble qui soit –que Jésus lui-même employait : la PAROLE ! Et cette parole prononcée n’attend qu’une seule chose : trouver une résonance dans le cœur de l’Homme.
Les contes, c’est comme le riz dont la maxime vantait les mérites : « C’est toujours un succès ». Une histoire qui dure, qui dure…
De « Il était une Foi » à « Voyage au pays des 500 contes » : la spécificité de chaque volume :
Il était une Foi (tome 1)